L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DU CINÉMA & DE LA TÉLÉVISION DE MONTPELLIER

Les métiers préparés

LA PROFESSION

C’est un technicien salarié délégué du producteur, pour la préparation du tournage. Il dirige le travail de production d’un fi lm long métrage, une série télévisée, un téléfi lm, une publicité selon les délais et les budgets établis. Il établit les besoins en personnel (artistique et technique), il constitue l’équipe de production, négocie les rémunérations et les contrats de travail, gère le budget de production et tout problème relatif à l’organisation du travail et du personnel engagé.

Le scénariste se nourrit de tout. Les livres, les faits divers, la vie des autres et la sienne sont autant de sources d’inspiration pour lui. Dans un premier temps, il se documente sur le sujet autour duquel il veut axer son histoire. Il rédige d’abord un synopsis, c’est-à-dire un résumé de l’histoire tenant en quelques feuillets, pour planter le décor et annoncer les grandes lignes de l’intrigue ou « pitch «. Puis il écrit une version plus détaillée de l’histoire qui décrit clairement l’action de chaque scène et la façon dont elle est traitée, appelée « traitement «. À ce stade, on peut trouver quelques indications de dialogues. Enfin, arrive le scénario ou « continuité dialoguée «, un document technique construit avec une grande rigueur... et modifié lors du tournage. L’écriture d’un scénario suit une codification spécifique qui rend le document exploitable par l’équipe de tournage. Le scénariste écrit pour le cinéma, la série télé et pour le clip. En France le métier de scénariste est souvent associé à la réalisation du film d’auteur. Cela dit avec le développement des séries télés, le scénariste tend à devenir un métier à part entière.

Le réalisateur d’un fi lm est rémunéré par une société de production qui a accepté de produire le fi lm ou qui l’a engagé dans ce but. Il assure la responsabilité artistique du fi lm. C’est lui qui, à l’instar d’un architecte, à l’idée générale du projet. Très souvent le réalisateur a un style et un univers bien spécifi ques. C’est le réalisateur qui détermine à l’avance et à partir du scénario, la façon dont le récit est « découpé » en plans, le type d’éclairage, etc... Il propose une interprétation personnelle du récit et impose les propres codes de l’univers qu’il crée. Le découpage peut être « storyboardé » dans le cas de fi lms publicitaires. En étroite collaboration avec son assistant, son script et le directeur de production, ce maître d’oeuvre travaille en collaboration permanente avec plusieurs pôles : image, son, éclairage, décoration, machinerie et HMC.

L’assistant-réalisateur assure le bon déroulement du tournage d’un fi lm ou d’une émission télévisée. Organisateur technique et conseiller artistique, il est le maillon entre le réalisateur, le directeur de production (chargé du fi nancement) et le plateau (techniciens, comédiens, régie...). La lecture du scénario lui permet de lister les éléments nécessaires à la réalisation du fi lm (personnages, accessoires, musique, éclairages, costumes, etc.), et d’organiser les repérages des différents lieux de tournage. Pour chaque séquence, il rédige une fi che technique afi n d’établir un plan de travail. Pendant le tournage, l’assistant-réalisateur veille au respect du plan de tournage. Il l’adapte au jour le jour (en fonction de la météo, des retards...) et coordonne les différents corps de métiers. Il établit également la feuille de service, fi xant pour le lendemain le lieu de rendez-vous et l’heure du maquillage, afi n d’assurer la mise en place du plateau. Enfi n, l’assistant-réalisateur participe à la projection des rushes (scènes tournées puis coupées au montage). Il délègue généralement à un deuxième ou à un troisième assistant une partie de ses attributions : tâches administratives, gestion des fi gurants...

Le directeur de la photographie prend en charge tous les aspects de l’image lors d’un tournage d’un fi lm de cinéma, de publicité ou d’une série-télé. Il intervient à tous les stades de la création audiovisuelle. Il lit le scénario ou le séquencier, qui lui permet de comprendre les intentions du metteur en scène. En compagnie du réalisateur et de son assistant, il établit le découpage technique qui va lui permettre de sélectionner les angles de vue, les caméras, les objectifs, les éclairages ou encore les mouvements de caméra. Avec le réalisateur et son assistant, il défi nit le plan de tournage. Rôle clé du fi lm, le directeur de la photographie dirige les assistants-opérateurs, les cadreurs, les électriciens et les machinistes. Très souvent, il intervient pour modifi er les éclairages en fonction de contraintes matérielles imprévues.

Un cadreur ou opérateur de prise de vue est un technicien qui est aux commandes d’une caméra lors d’une prise de vues pour le cinéma ou la télévision, qu’il s’agisse de films ou d’émissions en direct. Avec le pointeur, il est responsable du cadrage selon les recommandations ou indications d’un réalisateur ou de sa propre initiative.

L’opérateur Steadicam est un technicien spécialisé dans la manipulation d’un stabilisateur de caméra, un système portatif qui permet de stabiliser la prise de vue en cinéma et télévision. Il est appelé en renfort du cadreur. Suivant les directives du réalisateur et sous le contrôle du directeur de la photographie, il assure les cadrages et l’harmonie des mouvements.

L’ingénieur du son a pour mission de nettoyer le champ sonore de tous les bruits parasites qui nuisent à la bonne compréhension des dialogues. On lui demande également de reproduire musiques et bruitages avec le plus de qualité et de réalisme possible. En studio, véritable homme-orchestre d’un album de musique, l’ingénieur du son enregistre chaque musicien séparément sur une seule piste. Puis il retravaille les sons, les aigus et les graves au mixage, avec l’intention d’imprimer une tonalité particulière. Son intervention est tellement importante que les musiciens sont très vigilants sur le choix de leur ingénieur du son. A la télévision, le chef opérateur du son veille à la qualité d’enregistrement d’une émission, qu’elle soit diffusée en direct ou en différé. Concentré sur sa console, il effectue des réglages minutieux et trouve des solutions inédites si on lui demande des effets sonores particuliers… Dans son domaine, les technologies évoluent rapidement. L’ingénieur du son doit en permanence rester à la pointe des tendances.

L’ingénieur du son a pour mission de nettoyer le champ sonore de tous les bruits parasites qui nuisent à la bonne compréhension des dialogues. On lui demande également de reproduire musiques et bruitages avec le plus de qualité et de réalisme possible. En studio, véritable homme-orchestre d’un album de musique, l’ingénieur du son enregistre chaque musicien séparément sur une seule piste. Puis il retravaille les sons, les aigus et les graves au mixage, avec l’intention d’imprimer une tonalité particulière. Son intervention est tellement importante que les musiciens sont très vigilants sur le choix de leur ingénieur du son. A la télévision, le chef opérateur du son veille à la qualité d’enregistrement d’une émission, qu’elle soit diffusée en direct ou en différé. Concentré sur sa console, il effectue des réglages minutieux et trouve des solutions inédites si on lui demande des effets sonores particuliers… Dans son domaine, les technologies évoluent rapidement. L’ingénieur du son doit en permanence rester à la pointe des tendances.

Le monteur son est un créatif. Il est chargé du montage son, il rassemble et assemble de façon harmonieuse les éléments sonores d’un fi lm : dialogues post-synchronisés, bruitage, ambiances (pluie, vent….), effets sonores, musiques, montage des dialogues, etc. Il utilise des logiciels bien spécifiques.

Le mixeur-son travaille en auditorium. Il est le dernier intervenant dans la chaîne de postproduction sonore. Le mixeur à la charge de mélanger, équilibrer, harmoniser toutes les pistes sonores afin d’élaborer la bande son finale du film. Il doit mettre en oeuvre les choix esthétiques et techniques qui répondent aux attentes du réalisateur et du producteur.

Le script est un collaborateur direct du réalisateur, responsable de la continuité. Il veille à la bonne mise en oeuvre auprès de départements pendant la préparation du tournage du fi lm. Script est un métier d’observation et d’organisation minutieuses, qui doit assurer un raccord parfait entre les plans.

Le métier de monteur s’inscrit au coeur du processus de fabrication d’un fi lm. En aval du caméraman, il reçoit les rushes, la matière brute des images. Il les répertorie, les visionne, les sélectionne et les assemble. Son rôle consiste à raconter une histoire avec le vocabulaire et la syntaxe propre aux images. Son travail s’appuie et s’enrichit d’une vraie culture cinématographique. Premier spectateur du fi lm, son coup d’oeil est déterminant. Le monteur image utilise des logiciels bien spécifi ques.

Le chef maquilleur décide avec le réalisateur et le directeur de la photographie des maquillages qui seront faits pendant le tournage après lecture du scénario. En jouant sur les couleurs, les teintes et les ombres, il peut aussi bien embellir qu’enlaidir. À côté des moyens traditionnels, il peut aussi poser des prothèses qu’il réalise lui-même. Le maquilleur allie précision du geste et rapidité. Travaillant le plus souvent debout, il doit être concentré et accepter de lourds horaires, en fonction des impératifs du spectacle ou du tournage. Il doit faire preuve de diplomatie et d’écoute pour imposer les choix du metteur en scène ou du réalisateur aux acteurs.

Le chef maquilleur en effets spéciaux intervient sur les tournages pour simuler vieillissement, brûlures et plaies à l’aide de cosmétiques ou à créer de toutes pièces des maquillages en ayant recours à des prothèses ou à des masques en latex. Se met en place ensuite un atelier d’effets spéciaux au sein duquel seront réalisés les empreintes et prothèses (hématomes, cicatrices, masques, membres reconstitués,…). Le maquilleur gère ensuite la pose de ces prothèses et le travail au quotidien de maquillage sur le plateau.